pistolet

Source: Doctissimo

  • Une évaluation justifiée face au problème du tabagisme

Les auteurs de l’étude, publiée dans la revue PLOS ONE de juin 2013, justifient sa réalisation devant les dégâts sur la santé provoqués par le tabac et les résultats modestes d’efficacité des méthodes actuellement approuvés pour arrêter de fumer. Dernier argument justifiant l’étude : les polémiques suscitées par la cigarette électronique depuis qu’elle est devenue populaire parmi les fumeurs qui recherchent une alternative moins nocive. Pour la réalisation de cette étude, les auteurs ont utilisé une marque de cigarette électronique italienne contenant du propylène glycol et glycérine végétale aromatisés, avec ou sans nicotine. Cette marque a été approuvée par les autorités de santé de ce pays en 2010.

A ce propos, ils rappellent l’avis négatifs de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) devant le manque d’études prouvant la sécurité de ces produits et la multiplication de marques importées notamment de Chine dont le contrôle de qualité semble douteux. Mais, ajoutent les auteurs, l’enjeu en termes de santé publique du tabac est tel que le fait d’évaluer la cigarette électronique par une étude rigoureuse se justifie.

  • Une alternative à l’abstinence totale d’emblée

Pour réaliser cette étude, ont été inclues 300 personnes âgés de 18 à 70 ans, en bon état général de santé, fumant au moins 10 cigarettes par jour depuis au moins cinq ans, et déclarant ne pas avoir l’intention d’arrêter de fumer dans le mois suivant leur inclusion dans l’étude. Aucune méthode de soutien psychologique n’a été proposée. Les volontaires ont été informés que, pendant la durée de l’étude, ils pouvaient fumer autant de cigarettes de l’industrie du tabac et/ou électroniques qu’ils le souhaitaient, afin de réaliser l’étude dans des conditions de « vie réelle ». Puis, les participants ont été distribués en 3 groupes de 100 personnes chacun par tirage au sort et en double aveugle (ni les investigateurs ni les volontaires savaient à quel groupe ces derniers étaient assignés) :

- e-cigarettes avec 7,2 mg de nicotine (groupe 1)

- e-cigarettes avec 7,2 mg de nicotine pendant 6 semaines puis avec 5,4 mg de nicotine (groupe 2)

- e-cigarettes sans nicotine (groupe 3)

  • Suivi et résultats à un an

Dans le plan de l’étude, chaque patient a reçu une quantité suffisante de la marque approuvée de e-cigarettes pendant 12 semaines (phase d’intervention avec un maximum de 4 cartouches par jour), avec un suivi à 54 semaines (phase d’observation), soit un an. Durant cette période, les volontaires ont rempli un carnet de suivi et ont bénéficié de 9 visites de contrôle afin de vérifier les paramètres suivants : nombre de cigarettes fumées par jour (avec tabac et e-cigarettes), niveau de monoxyde de carbone exhalé, symptômes de manque (anxiété, dépression, insomnie, irritabilité, constipation, quantité d’aliments ingérés) et effets secondaires (pression artérielle, fréquence cardiaque, poids, toux, sécheresse de bouche, irritation de la gorge, difficultés respiratoires, maux de tête).

Après un an de suivi, 65, 63 et 55 dossiers ont pu être analysés respectivement dans les groupes 1, 2 et 3. Les résultats étaient similaires dans les 3 groupes. Parmi ces volontaires, qui n’avaient pas l’intention d’arrêter de fumer, 8,7 % étaient complètement abstinents à un an, taux qui est très important selon les auteurs. Pour les autres paramètres, une réduction significative du monoxyde de carbone exhalée était également enregistrée ainsi qu’une réduction du nombre de cigarettes par jour chez 10,3 % des volontaires. Par ailleurs, peu d’effets secondaires ainsi que de symptômes d’abstinence ont été rapportés, avec une bonne perception et acceptation globale des e-cigarettes par les participants.

Les auteurs concluent que cette étude démontre que la cigarette électronique constitue un moyen utile pour les fumeurs désireux de diminuer leur consommation de tabac. D’autres études sont nécessaires pour les personnes désirant d’arrêter définitivement la cigarette mais le taux d’abstinence dans cette étude est encourageante.

Une fois de plus, la cigarette électronique fait l’objet d’une étude qui confirme que son utilisation est nettement moins nocive qu’une cigarette traditionnelle. Il convient de souligner que les non fumeurs ne doivent en aucun cas commencer à fumer avec la cigarette électronique.

De plus, cigaretteelec va dans le sens du gouvernement pour ce qui est de l’interdiction de la vente aux mineurs!
N’hésitez plus à acheter votre cigarette électronique!