Pour les professionnels de la vape, le rapport de la Direction Générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes c’est la goutte d’eau. Ils en ont marre du vape bashing, d’autant plus qu’ils estiment avoir suffisamment exprimé leur désir de légiférer autour des produits de la vape. Ce ras-le-bol du vape bashing, le média le Populaire.fr l’explique dans son édition du 5 octobre 2015. Les journalistes ont interrogé les dirigeants du D’Lice, fabricant d’e-liquides.

Stop au vape bashing :  » On tape sur les mauvais »

Pour Julien Stuck, chargé de communication au sein de D’Lice, « on tape sur les mauvais ». C’est du moins ce qu’il confie aux journalistes du Populaire, ajoutant également que « les professionnels de la cigarette électronique sont lassés d’être mis en cause », alors que  » depuis 10 ans (ils n’ont) fait aucun mort, (pendant) que le tabac en a fait 70.000″. La raison de cette colère, de ce sentiment d’injustice, c’est le rapport de la DGCCRF qui a poussé les journaux à titrer :

« Cigarette électronique : 90% des liquides seraient non conformes » pour l’Obs. 
« Cigarette électronique. De nombreuses anomalies » pour le Télégramme.
« Attention, des cigarettes électroniques présentent de «nombreuses anomalies» » pour le Figaro. 

Le problème n’est pas tant dans le rapport de la DGCCRF, que dans la récupération. Une telle titraille pointe du doigt le vapotage et pourrait bien dissuader les consommateurs. Ce que ne disent pas ces titres, c’est que dans la majorité des cas, ce n’était pas le produit qui était mis en cause, mais l’étiquette. Or, il y a une différence entre un produit retiré pour non respect des inscriptions obligatoires sur l’étiquette, et un autre sorti du marché pour toxicité. « Non conforme ne veut pas dire impropre à la consommation », rappelle Loïc Casadéi community manager et graphiste pour D’lice, dont les propos sont toujours rapportés par le Populaire.fr.

vape bashingVape bashing : les professionnels se sentent trahis

Si les professionnels se sentent trahis par l’étude, c’est parce qu’ils estiment oeuvrer avec les autorités et être pour une normalisation des produits de la vape. Des normes AFNOR sont en cours de rédaction, la Fivape proposait une Constitution de la Vape en octobre de l’année dernière afin d’inviter tout le monde à réfléchir à une réglementation adaptée au vapotage. Les gros titres accusateurs, ou avertisseurs sont donc vécus comme du vape bashing par les professionnels, qui craignent que des raccourcis soient fait.