AIDUCESouvenez-vous. Il y a quelques jours, nous vous parlions du rapport du Public Health England. Dans ce dernier, les experts concluaient que la cigarette électronique est 95% moins nocive que la cigarette papier. Le texte d’introduction du rapport du Public Health England, donnait le ton : l’institution a une image extrêmement positive de l’e-cigarette. En voici un extrait :

 

 »  Le rôle et l’impact des cigarettes électroniques ont fait débat ces dernières années. C’est pourquoi nous avons choisi de réaliser cette étude indépendante, dont l’indépendance est preuve de fiabilité. De nombreuses personnes pensent que les risques liées à la vape sont identiques à ceux du tabac. Ce rapport clarifie les choses. Les estimations les plus positives démontrent que la nocivité de la cigarette électronique est 95% moins importante que celle du tabac. Lorsque le vapotage est soutenu par un programme d’arrêt du tabac, il aide la majorité des fumeurs à arrêter de fumer. En expliquant les risques et les avantages de l’e-cigarette, nous espérons que cette étude sera d’une aide précieuse. »

(rapport du Public Health England, traduit de l’anglais, message écrit par Duncan Selbie)
Vous pouvez lire l’intégralité de l’article en cliquant sur ce lien. 

logoL’Aiduce a saisi l’occasion de ce regain d’intérêt pour la cigarette électronique au Royaume-Uni pour alerter le Sénat. Le Dr Philippe Presles a ainsi transmis le rapport du Public Health England à la commission sénatoriale, dans le but de sensibiliser le gouvernement à la politique de lutte contre le tabagisme britannique. L’idée était de pointer du doigt la valeur phare du rapport à savoir : « la cigarette électronique est 95% moins nocive que le tabac », afin d’expliquer pourquoi elle ne doit pas subir les mêmes restrictions législatives que le tabac, ni être assimilée à un produit de tabagisme. Voici la lettre adressée par Philippe Presles au Sénat relatant les résultats du rapport du Public Health England :

Bonjour ,
Depuis que vous nous avez reçus au Sénat le 9 juillet, pour répondre à vos questions à propos de la cigarette électronique (dans le cadre de l’examen du projet de loi de Modernisation de notre système de santé), le gouvernement britannique a publié un rapport qu’il avait demandé au PHE (Public Health England – 19 août 2015).

Partant du constat qu’aujourd’hui la e-cigarette est devenue le moyen le plus utilisé par les fumeurs pour arrêter de fumer, et qu’elle contribue à faire baisser la consommation de tabac tant chez les adultes que chez les jeunes, ce rapport, très pragmatique, propose de considérer la cigarette électronique comme un outil clé dans la lutte contre le tabagisme, et de ce fait de la promouvoir auprès des fumeurs et dans les pratiques médicales.

Rapport du Public Health England : E-cigarettes : an evidence update

La Grande-Bretagne est en train de devenir le pays le moins fumeur au monde. Elle utilise les 3 leviers reconnus de la lutte antitabac :
– Politique de prix élevés du tabac
– Dénormalisation du tabac
– Validation de la e-cigarette dans les solutions de sevrage (information grand public, conseils par les médecins et les centres spécialisés, forts dosages en nicotine disponibles, usage non limité selon les lieux).

A noter que ce rapport confirme la très faible dangerosité de la e-cigarette, le risque négligeable de vapotage passif, et la non-influence de la e-cigarette pour induire à fumer (usage non fun et contraignant pour des non-fumeurs, usage peu addictif).

Il constate enfin que la confusion tabac e-cigarette a amené nombre de fumeurs à la craindre autant que le tabac, tendance qu’il recommande d’inverser.

La lecture de la version courte du rapport en 6 pages est très claire.

Nous nous tenons à votre disposition si vous désirez plus d’information.

Avec nos sincères salutations,
Philippe Presles

Ce courrier poussera-t-il le gouvernement français à agir en faveur de l’e-cigarette ? Affaire à suivre…