Le Projet de loi santé discuté au Sénat aujourd’hui

Il est au coeur de l’actualité depuis plusieurs mois déjà. Tantôt acclamé tantôt critiqué, il sera bientôt actif. Les mesures du projet de loi santé seront examinées aujourd’hui au Sénat. La position du gouvernement face à la cigarette électronique dans ce rapport est clair : légèrement assimilée à un produit tabagique, il faut qu’elle soit interdite dans certains lieux publics. Derrière cette interdiction, une crainte, celle de l’attrait que pourrait avoir l’e-cigarette chez les jeunes. Un attrait qui a déjà été démenti par certaines études. Mais alors que la France devra légiférer autour de la vape, d’autres pays européens le font aussi. C’est le cas du Royaume-Uni qui a récemment affirmé que la cigarette électronique était 95% moins nocive que le tabac, et qu’il fallait par conséquent ne pas l’écarter. C’est d’ailleurs ce que soutiennent de nombreuses associations françaises et autres professionnels du secteur depuis plusieurs mois, voire plusieurs années. Ce soutien de la part du gouvernement britannique poussera-t-il la France à adapter sa position ?

La-cigarette-electronique-un-bon-moyen-d-arreter-de-fumerProjet de loi Santé : la France suivra-t-elle l’exemple du Royaume Uni ?

Le rapport britannique a opéré un véritable tournant. Alors que les professionnels de santé, notamment le Pr Dautzenberg qui est devenu un vrai porte parole de la vape, ont multiplié les prises de paroles en faveur de la cigarette électronique, les gouvernements étaient jusqu’ici timides, vigilants. Qu’un gouvernement accepte le produit comme moins nocif que le tabac, et par conséquent utile dans la lutte contre le tabagisme est une victoire, une avancée. La perception négative d’un outil de sevrage tabagique est dramatique. L’interdiction, ou du moins la limitation d’usage de la cigarette électronique desservirait l’ambitieux programme d’éradication du tabagisme en France.  A notre avis, ce serait même un non sens. Peut être que la France choisira de suivre l’exemple du Royaume-Uni en reconsidérant la cigarette électronique ? D’après Brice Lepoutre de l’Aiduce, certains sénateurs ont été attentifs, et ont pris connaissance de l’étude britannique… Affaire à suivre.