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A l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que d’ici à 2020, le tabac sera la principale cause de décès et d’incapacité, avec plus de 10 millions de victimes par an.

Le tabagisme entraînera alors plus de décès à travers le monde que le Sida, la tuberculose, la mortalité maternelle, les accidents de voiture, les suicides et les homicides combinés… Une mort qui, en plus, coûte très cher.

Ceci explique les initiatives poussées des pays afin de réduire le nombre de consommateurs de tabac.

Interview avec

Gérard Audureau

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 Président de l’association DNF (les Droits des non-fumeurs) depuis 2002

Malgré la crise et les lois sévères anti-tabac, les industriels du tabac ne connaissent pas la crise ?

Les lois font régresser la consommation quand elles sont bien appliquées. Mais ce n’est pas le cas en France. L’ Angleterre ou le Canada ont une véritable politique qui fait baisser la consommation de tabac. Ils sont arrivés à 10 ou 15 % de taux de prévalence (le pourcentage de personnes qui fument). Nous en sommes au double !

Comment l’expliquez-vous ?

La faute au lobby et des pressions qui existent encore sur la presse, les annonceurs, etc. Par exemple aux États-Unis, l’industrie du tabac a été obligée de rendre publique les archives de sa comptabilité. Un contrat avec Sylvester Stallone proposait ainsi 500 000 dollars à l’acteur si on le voyait fumer à six reprises dans un de ses films. En France, des élus s’affichent avec des lobbyistes du tabac…

Les lobbies n’ont jamais été aussi puissants. Ainsi, depuis que le décret Bertrand (qui prévoit notamment l’interdiction de fumer dans les lieux publics) est passé, on a eu affaire à sept propositions de loi assassines qui tendent à réduire l’influence des associations qui luttent contre le tabac..

Source Atlantico

Les lobbies ont certes un important pouvoir financier, cependant, il n’agissent en rien sur votre volonté d’arrêter de fumer..