Selon une récente enquête menée par l’association « Paris sans tabac »,  la consomation de tabac chez les jeunes Parisiens auraient connue une diminution de 9% ces dernières années. Ce résultat étant fortement corrélé avec le développement en parallèle de la cigarette électronique.

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Un changement d’us et coutumes

Depuis l’époque  des western et des jean’s , fumer a toujours été synonyme de « branchitude » et représentais un acte de démarcation voire de rébellion chez les jeunes. Mais aujourd’hui il semble que cette époque est révolue et la tendance tend plutôt à s’inverser.
En effet la cigarette se ringardise progressivement et cela en partie grâce à la cigarette électronique. C’est en tout cas ce que montrent les résultats de l’étude de l’association « Paris sans tabac » qui a été réalisée depuis 3 ans auprès d’un échantillon représentatif constitué de 2% des élèves de collèges et lycées de la capitale. Elle montre que la part des fumeurs quotidiens ou occasionnels est passée de 42,9% 33,5% chez les lycéens et de 20,2% à 11,1% chez les collégiens. Elle a donc évolué dans les mêmes proportions soit une diminution de plus de 9% de jeunes fumeurs entre 2011 et 2014.

L’impact de la cigarette électronique

Grâce à qui ? Grâce à bibi ! Enfin plutôt grâce à la cigarette électronique qui jouit d’une image plus que positive auprès des jeunes car percue comme bien moins néfaste pour la santé, en plus d’être moins chère, moins nauséabonde, plus respectueuse de l’environnement etc… C’est donc logiquement que le professeur Bertrand Dautzenberg, célèbre pneumologue et président de l’Office français de prévention du tabagisme (OFTA), se réjouit de ces résultats.
« On pouvait craindre (…) une augmentation du taux de fumeurs chez les jeunes, bonne surprise c’est l’inverse qui se produit » A-t-il déclaré à l’AFP.
En effet contrairement à certaines craintes de ses détracteurs, la cigarette électronique reste largement un produit de sortie du tabagisme, plutôt qu’une porte d’entrée.

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Ne pas baisser la garde

Si les résultats sont bons, le professeur incite tout de même à la prudence en rappelant que les industries du tabac font et feront tout pour enrayer ce phénomène. Voyant leur manque à gagner augmenter de jour en jour, nul doute qu’ils useront de tout les moyens pour tenter de redorer le blason de la « bonne vieille clope » auprès des jeunes. On nous aura prévenu, alors un seul mot d’ordre : mèfi !