Loi, sécurité, principe…vapotage où en sommes-nous ? Le professeur Gérard Dubois, membre de l’Académie nationale de médecine et professeur émérite de santé publique, dresse un état des lieux de la cigarette électronique sur le site du Figaro.

PHO6392bbd2-ee87-11e5-b87b-446394b446f4-300x200Un état des lieux de la cigarette électronique : fonctionnement et sécurité

La cigarette électronique aussi appelée e-cigarette produit de la vapeur par chauffage doux de propylène gycol. Il existe des cigarettes avec et sans nicotine. Grâce à un mode de chauffe dit doux, la cigarette électronique est exempte des substances toxiques issues de la combustion et existantes dans les cigarettes classiques (monoxyde de carbone, goudrons,…). La toxicité du propylène glycol, un produit utilise également en tant qu’additif alimentaire, est nulle sur le court terme à une température de 60 degrés. La transformation du glycérol en produits nocifs est effective au-delà des 250 degrés.

En ce qui concerne la nicotine, elle est dans la cigarette électronique dénuée de substances qui renforcent les effets. Une étude, citée par le professeur, estime que les effets néfastes d’une exposition à la nicotine par la cigarette électronique oscillent entre 1 et 8 semaines contre 1 jour avec le tabac. Une revue détaillant 13 études a démontré que la cigarette électronique avec nicotine avait deux fois plus de chance de conduire à l’arrêt du tabac pendant au moins 6 mois, que la cigarette électronique sans nicotine. Des faits qui corroborent les conseils de Philippe Presles qui estime qu’un fumeur ne devrait pas diminuer sa « dose » de nicotine pendant au moins un an après l’arrêt définitif du tabac. (plus d’infos à ce sujet dans cet article)

etatdeslieuxcigaretteélectronique loiE-cigarette : réglementation et promotion

D’après Gérard Dubois estime qu’il faut interdire la promotion du produit généraliste. Selon-lui les campagnes publicitaires s’adressent à tous, alors qu’elles ne devraient s’adresser qu’aux fumeurs. Le professeur est donc pour une publicité de la cigarette électronique en tant que méthode d’arrêt si elle est reconnue, mais contre la promotion du produit générale. L’Académie nationale de médecine a émis une série de préconisations en 2015 visant à réglementer la fabrication de la cigarette électronique, et à ne pas dissuader les fumeurs qui l’utilisent. Une mesure favorisant l’émergence d’une cigarette électronique médicament. Une mesure similaire a déjà été votée par le Public Health England.

La loi du 26 janvier 2016 interdit propagande et publicité directe ou indirecte autour du produit. Elle prévoit également l’interdiction de vapotage dans certains lieux, une interdiction dont nous vous avons largement parlé. L’avis du Haut Conseil de la santé publique du 22 février 2016 fait de la cigarette électronique une aide à l’arrêt du tabac. Une reconnaissance suivie d’une sanction puis que l’autorité préconise l’interdiction du produit dans les bars et restaurants.

L’état des lieux de la cigarette électronique dressé par Gérard Dubois dresse un constat déjà entendu : la cigarette électronique peut être une méthode de sevrage tabagique,est un produit utile à la réduction des risques du tabac et doit donc êtes considérée comme telle aussi bien dans la promotion, que dans la réglementation de la vape.

Photo : professeur Gérard Dubois tirée du Figaro