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Betty a 29 ans, bientôt 30 quelque chose qui l’angoisse. Nous l’avons rencontrée après Sylvie, qui vous conte déjà son Journal d’une accro sur ce blog. Sylvie et Betty ont en commun la cigarette, depuis longtemps, depuis trop longtemps… Elles sont accro au tabac. Nous leur avons donc proposé de tenter l’expérience de la cigarette électronique et de vous la confier régulièrement ici. Chroniques d’une addict, Betty tente de se sevrer du tabac avec la cigarette électronique… Cigaretteelec.fr ne corrige pas ces articles, chaque échec, chaque réussite est consignée sans tabou, sans mensonge, sans trahison des difficultés.

« Je me souviens lorsque j’étais enfant à quel point je détestais l’odeur qui émanait de la bouche de mes parents lorsqu’ils m’embrassaient après avoir fumé une cigarette. Aujourd’hui cette odeur funeste, chacune des parties de mon être en est imprégnée.

 Je l’ai caché à ma mère une journée entière avant de décider de lui annoncer presque avec fierté que j’étais devenue fumeuse.

Mon histoire avec la cigarette est celle de beaucoup de fumeurs. Ma première fois c’était à 15 ans. Ma meilleure amie et moi avions choisi de poursuivre nos études dans des lycées différents. Elle était interne à 60 kilomètres de moi et je ne pouvais plus la voir quotidiennement. Chaque weekend était l’occasion pour elle de me raconter sa nouvelle vie loin de moi, ses nouveaux amis et je sentais que peu à peu je perdais ma seule amie. Un weekend, je suis allée la chercher chez elle comme d’habitude et elle m’a ouvert avec une cigarette à la bouche. Elle m’a appris qu’elle avait commencé à fumer parce que son petit ami était fumeur mais que ses nouveaux amis n’approuvaient pas. J’ai vu là une opportunité de la retrouver et le soir même j’allumais ma première cigarette dérobée dans le paquet de ma mère. Ce n’était pas si terrible, je n’ai même pas toussé. Je l’ai caché à ma mère une journée entière avant de décider de lui annoncer presque avec fierté que j’étais devenue fumeuse.

Elle l’a très bien pris et a commencé à m’acheter mes paquets de cigarettes. 1 par semaine au départ, puis 2….Aujourd’hui le petit démon qui a grandit en moi demande 1 paquet par jour parfois plus pour me laisser en paix. Manquant cruellement de confiance en moi, je suis comme une boulimique de la nicotine et je fume mes émotions. J’allume une cigarette dés que j’ai un pied dehors, je fume lorsque je suis en public, lorsque je suis stressée, heureuse, triste…

J’allume une cigarette dés que j’ai un pied dehors, je fume lorsque je suis en public, lorsque je suis stressée, heureuse, triste…

Malgré les détracteurs, j’ai vu en la cigarette électronique une aubaine incroyable pour me débarrasser de mon addiction.

J’ai essayé d’arrêter une seule fois auparavant. Le premier jour, j’étais en pleurs toute la journée sans aucune raison apparente. J’ai repris aussitôt. J’ai compris ce jour que je n’étais pas seulement accro au geste qui me donnait tant de confiance mais que j’avais aussi besoin de ma dose de nicotine. L’arrivée sur le marché de la cigarette électronique était une bénédiction pour moi. En plus c’est une solution qui me permettrait de faire des économies.

Lorsque j’ai déballé ma cigarette électronique, je l’ai d’abord trouvée très classe.

Lorsque j’ai déballé ma cigarette électronique, je l’ai d’abord trouvée très classe. Née de la génération Y, je me suis doutée qu’un truc avec une batterie signifiait forcément plusieurs heures de charge, c’est donc ce que j’ai fait en premier lieu.

Effrayée par les accidents colportés par les médias, j’ai ensuite lu attentivement la notice. Très accessible et claire, j’ai attendu la fin de la charge de ma cigarette pour la remplir.

Je ne l’ai pas essayée tout de suite, toutes mes craintes n’étaient pas encore apaisées. Puis un de mes collègues en a ramené une au travail et m’a proposé d’essayer. Ma première « latte » de cigarette électronique me fit tousser. Pour une grosse fumeuse de tabac à rouler, j’avais peur que ce ne soit pas assez fort pour moi…me voilà rassurée. La deuxième latte fut plus facile, et les suivantes encore plus. Encore une fois, ce n’était pas si compliqué et je suis devenu une fumeuse de cigarette électronique, une vapoteuse comme on dit…

Pour l’instant je mixe. je fume la cigarette électronique à la maison et des cigarettes classiques au travail. Pour l’instant çà va. Je verrai si je tiens le choc après une semaine à ce rythme. »

Betty